Philippe Braunschweig

Fils d’industriel neuchâtelois devenu industriel lui-même après une formation de physicien, Philippe Braunschweig s’intéresse jeune à la danse, passion qui se confirme après une rencontre décisive : celle de la jeune ballerine Elvire Kremis, qui deviendra sa femme. Ainsi, le patron de Portescap deviendra-t-il, après avoir cédé son entreprise, un infatigable promoteur de la danse. Au Prix de Lausanne, le concours international pour jeunes danseurs, qu’il a fondé en 1973, il ajoute d’innombrables engagements bénévoles telles les présidences de l’Association faîtière suisse des professionnels de la danse (1991-1999), de l’Organisation internationale pour la reconversion des danseurs professionnels (1992-1999) et de l’École supérieure de danse de Cannes Rosella Hightower (1999-2006). Mais il entre aussi dans le conseil de la Schweizerische Ballettberufsschule, à Zurich et dans celui des Archives suisses de la danse, à Lausanne. Il participe à la création des Nijinsky, à Monte-Carlo. Inlassablement, il organise des colloques à La Chaux-de-Fonds, à Lausanne, à New York… Et bien sûr, cheville ouvrière de l’installation de Maurice Béjart à Lausanne, en 1987, il préside le Béjart Ballet Lausanne jusqu’en 1992. C’est cette double vie qu’il a entrepris de retracer peu avant que la maladie ne l’emporte, à l’âge de 82 ans.